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TraAM 2016 2017

travaux académiques mutualisés - bilan 2016 2017

 Le projet retenu :

Dans la continuité des expérimentations menées précédemment, nous avons travaillé sur l’accès aux ressources et activités numériques et leur appropriation par le plus grand nombre d’élèves.
Situations de classe inversée, consultations de ressources complémentaires, travaux en autonomie en / hors classe, validations d’acquis … comment optimiser l’accès numérique pour la totalité des élèves à travers des usages variés (tablettes, smartphones, plus largement BYOD, postes informatiques dans / hors l’établissement, collectifs / individuels, stratégies disciplinaires / interdisciplinaires, etc …) et en faire un outil de réussite éducative. Cette démarche considère la prise en compte de l’hétérogénéité des niveaux et le développement de l’autonomie coopérative par la différenciation des apprentissages.
Une attention particulière sera portée à assurer une diversité des supports à la disposition des élèves : textes, capsules video ludifiées, ressources institutionnelles (guides d’écoutes de la Philharmonie), etc … en mesurant le retour de consultation et d’appropriation des élèves.
Par la diversité des approches, les différentes situations pédagogiques abordent plusieurs thématiques : Education aux Médias (dans le cadre d’un EPI en 3° autour de la publication numérique de travaux d’élèves « BlogArt »), la création numérique (grâce à la mobilisation des outils et ressources à disposition) et la mise en activité des élèves avec le numérique (par la diversité des situations proposées).

 L’équipe :

Anne Isabelle Gheteme - IA-IPR

Vincent Louette - référent - IAN Collège Guy Mareschal 80000 AMIENS

François Degroote - PFA - Collège Jean Rostand 02400 CHATEAU THIERRY

Cyrille Gourlet, CTICE 60, collège Gaetan Denain Compiègne

Sandrine Leclet, CTICE 02, collège Villers Cotterêts

Sandrine Divanagh, collège J. Michelet Creil

 Notre démarche :

Plusieurs orientations de travail sont envisagées au regard des contextes et des outils à disposition :

  • La formalisation de la trace écrite : optimiser la participation des élèves et construire une trace écrite participative : mémoriser, faire dire et écrire (collège François 1ier Villers Cotterêts, collège Gérard Philippe Soissons).
  • Développement de l’autonomie : écoute autonome, travail en îlots (collège François 1ier Villers Cotterêts, collège Guy Mareschal Amiens)
  • Développement de l’esprit critique (expression d’un avis personnel argumenté) à travers la rédaction en autonomie d’une chronique, sa finalisation (version papier/ chronique radio ou format You Tube) et sa publication sur un blog dédié (collège Guy Mareschal Amiens)
  • Travail de création à partir des paramètres du son en autonomie (Collège Denain Compiègne)
  • Usage de l’enregistrement pour l’auto-évaluation de l’élèves (collège Michelet Creil)
    Le dénominateur commun de la démarche est la prise en compte de l’hétérogénéité des niveaux des élèves à travers le développement de l’autonomie des élèves pour optimiser le résultat du travail engagé.

  La mise en œuvre et expérimentation :

Concernant la trace écrite le constat a été fait que ce sont toujours les mêmes élèves qui participent à son élaboration et que les mots importants restent sans que leur signification soit forcément acquise pour un nombre non négligeable d’élèves (utilisation souvent non pertinente). A partir d’écoutes, les élèves créent des nuages de mots (sur papier ou avec Scrumblr) ils relient ensuite ces mots, visuellement avec des flèches sur papier ou grâce à une carte mentale. Ils reformulent régulièrement les liaisons sémantiques en classe et construisent ensuite le résumé en autonomie. Cette démarche a pour résultat observé une excellente appropriation des notions par les élèves, une motivation tout aussi remarquable et un niveau de passivité quasi nul. Il s’agit d’une démarche appliquée à l’ensemble des élèves sur l’ensemble des séquences de l’année.

Concernant le développement de l’esprit critique, dans le cadre d’un EPI sur le niveau 3ième, il est demandé aux élèves de choisir un sujet d’étude (abordé en classe pour une première production puis libre en rapport avec les problématiques de séquences et totalement libre pour un troisième opus) et d’en produire une critique, en version papier audio ou video (format critique de presse écrite, chronique radio ou post « You Tube »). Une fiche d’aide – cf annexes Mission reporter - précise la démarche progressive à adopter (identification / problématisation / choix du format). Pour la version papier les élèves travaillent seuls, pour le son et la video ils peuvent s’associer en binôme. Pour la chronique radio ils s’enregistrent sur tablettes après avoir rédigé le contenu (sur Garage Band et partage en ligne) Le montage final a lieu sur Audacity en salle multimedia ou sur VIdeo Pad pour les créations video. La démarche ludifiée est amorcée via une capsule video (cf annexes) Les élèves mobilisent les ressources et rédigent leurs productions en autonomie. L’enseignant se pose comme une aide potentiellement mobilisable au sein d’un espace classe qui a littéralement explosé (les élèves investissent tous les espaces possibles, jusqu’aux couloirs …), la dimension collaborative entre élèves prend une place notable. Une réflexion est menée sur l’expression d’un avis personnel, sur les règles et usages inhérents à toute publication (ici sur un blog dédié à l’activité) de nombreux débats interviennent quant au fond et à la forme des productions.

Pour le projet de création mené sur 6 semaines avec une classe de 6ième, les élèves enregistrent sur un temps hors classe une courte phrase musicale inventée, ils modifient cette phrase à leur guise avec Audacity, exportent en .Wave et déposent le travail finalisé sur un padlet. En classe, grâce au logiciel LMMS, les élèves ont créé un support composé d’une rythmique et d’une ligne de basse très simple. Ensuite en autonomie ils assemblent les éléments mélodiques sur le support créé. Un système de tutorat volontaire est mis en place pour aider les élèves ayant des difficultés.

Dans le cadre du développement de l’autonomie des élèves, une collègue a travaillé sur le volet évaluation. Les élèves accèdent aux modèles de productions sur l’ENT (phrases courtes enregistrées, à travailler et mémoriser), ils s’enregistrent et comparent le résultat, ainsi ils peuvent recommencer jusqu’à obtenir le résultat jugé satisfaisant qui est partagé sur un padlet. Pour les élèves ne pouvant s’enregistrer le matériel de la classe est prêté.

Dans le cadre des travaux menés l’année passée au sujet du développement de l’écoute autonome, de nouveaux cadres ont été expérimentés avec d’autres conditions matérielles : une partie des élèves valide l’activité en autonomie au CDI ; l’écoute, les ressources et le questionnaire sont à disposition sur un padlet disponible sur l’ENT. L’outil Padlet pour l’accessibilité des ressources et le questionnaire en ligne pour validation restent prégnants, l’objectif ici est de mobiliser la situation d’écoute en autonomie dans un contexte d’équipement minimal (un petit groupe d’élèves au CDI) permettant une généralisation potentielle de la pratique dont l’intérêt pour les élèves est une nouvelle fois mis en évidence. Egalement, nous avons intégré les guides d’écoute de la Philharmonie de Paris (P. Dukas l’Apprenti Sorcier et L. V Beethoven 5ième symphonie 1ier mouvement). Des rôles sont attribués aux élèves au sein des groupes (ou îlots dans l’espace classe) gardien du temps, porte-parole, scribe, etc … (cf. annexe) dans un objectif de responsabilisation.

 retour critique :

1. Plus-values pédagogiques

Pour le travail sur la trace écrite est notée une excellente appropriation des notions par les élèves, une motivation tout aussi remarquable et un niveau de passivité quasi nul. Les élèves donnent du sens au texte créé, une meilleure compréhension et mobilisation des notions sont tout à fait prégnantes pour une large majorité des élèves. La démarche est rapidement assimilée et tous les élèves s’investissent dans la trace écrite. Nombre de compétences relatives au domaine 1 du socle commun de connaissances et compétences sont mobilisées. Mais l’acquisition des compétences disciplinaires est très largement boostée, notamment en ce qui concerne l’acquisition et la maîtrise du vocabulaire technique.

Dans la conception de chroniques, l’évaluation se fait par les élèves : l’œuvre est-elle correctement définie (avec le bon vocabulaire), le « chroniqueur » s’interroge t’il ? et répond-il à la problématique posée ? Les outils mobilisés sont-ils maîtrisés ? La relative liberté laissée dans la rédaction du contenu permet de mettre en exergue le défaut de positionnement personnel et d’interrogation, élément travaillé donc en retour.
Par l’utilisation du dispositif d’auto évaluation l’élève comprend beaucoup mieux les objectifs posés et accepte d’autant plus l’évaluation de l’enseignant, la production du projet musical gagne en qualité.
Dans l’élaboration de la trace écrite les élèves sont beaucoup plus à l’aise dans la maîtrise du langage technique et prennent plus facilement la parole, ils sont beaucoup plus impliqués dans les situations d’apprentissage.
En ce qui concerne les situations de production, la finalisation permet une évaluation par les pairs et un retour réflexif sur l’atteinte des objectifs initialement fixés.

Dans le Cadre du CRCN, les élèves sont mobilisés sur les acquisitions relatives à l’ensemble des domaines 1, 2 et 3 – traitement de l’information et des données, communication et collaboration, création de contenu (sauf la compétence 3.4 relative à la programmation ). Le domaine 4 – protection et sécurité - fut moins abordé selon les situations.

De nombreuses compétences furent mobilisées par la diversité des situations d’apprentissage proposées. Cependant, des domaines sont clairement prédominants comme par exemple le domaine 1 – les langages pour penser et communiquer - dans la création de la trace écrite par les élèves ; de même dans la création de chroniques le volet médias démarches de recherche et de traitement de l’information du domaine 2 a une place essentielle.

La motivation des élèves est accrue dans l’ensemble des dispositifs mis en place, leur investissement dans les apprentissages est également en nette progression.
La posture d’enseignant est également modifiée : l’adulte référent se pose en conseil et coordonnateur des activités : les élèves sont plus autonomes, se déplacent et collaborent, mobilisent les outils selon les besoins et par là même mobilisent plus facilement le conseil de l’enseignant (certains restent effacés en classe entière et se révèlent plus facilement dans un contexte restreint).

2. Les difficultés rencontrées

Bugs réseau, bugs logiciels ou matériel défaillant parfois, les difficultés matérielles restent peu significatives, car toutes ont été rapidement solutionnées.
Dans l’élaboration de la trace écrite l’outil Prezi a été abandonné, car en ligne le réseau parfois capricieux posait un véritable souci …
Sur l’outil Scrumblr la taille de police est limitée, ce qui peut poser problème pour la lecture ; il suffit de zoomer l’écran pour résoudre la chose.
Le temps reste une difficulté importante, les cours supprimés pour diverses raisons (voyages, interventions etc …) cassent les dynamiques lancées, l’intérêt des élèves a permis cependant d’aller au bout des expérimentations.
Dans la création de chroniques, le temps pris pour la rédaction a été au départ quelque peu sous-évalué, un travail sur un temps hors classe serait une solution qui permettrait de publier les travaux moins tardivement sur le Blog (et d’augmenter le nombre de production).
Certains élèves ont également refusé de publier leurs travaux, pourtant sur un blog hébergé au rectorat, et donc l’accès est sécurisé via l’ENT … les formulaires ont préalablement été remplis par les familles.
Les habitudes des élèves, qui au début peuvent être (brièvement) un frein, deviennent vite un atout au regard de la motivation suscitée par les situations mises en place.
Egalement l’investissement irrégulier dans l’activité de création en 6ième qui nécessite une remédiation quelque peu complexe à organiser ; on peut cependant augurer qu’avec des habitudes plus ancrées en terme de pratiques numériques la situation serait différente.

  conclusion :

Cette année les travaux furent d’une grande diversité avec l’objectif commun essentiel de développer l’autonomie des élèves pour optimiser les pratiques et gagner en qualité d’enseignement. La motivation et l’investissement des élèves sont remarqués par l’ensemble des collègues, avec le réel sentiment de proposer une solution à chaque niveau rencontré.
Ce qui est particulièrement marquant également, c’est l’explosion de l’espace classe : beaucoup moins de travail en frontal, des espaces et des outils différents mobilisés par les élèves eux-mêmes en fonction des besoins identifiés. Un climat de classe emprunt des objectifs de travail, et une posture de l’enseignant complètement différente, l’impression même parfois d’exercer un autre métier …

la version PDF :

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 Le projet 2014-2015

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 le projet 2013-2014

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Mise à jour : 4 septembre 2017