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TraAM 2015 2016

travaux académiques mutualisés - bilan 2015 2016

 Le projet retenu :

Sur un niveau 3°, c’est grâce à la consultation d’une capsule vidéo que les élèves feront connaissance avec l’œuvre de référence expressionniste de la séquence : Un survivant de Varsovie d’Arnold Schoenberg. Les observations (orientées par le questionnement de l’enseignant sur la video) seront mobilisées en classe afin de construire collectivement le cours et les connaissances ainsi acquises à travers l’écoute seront investies dans l’interprétation du projet musical. Tout au long de la séquence l’élève devra mobiliser des ressources à sa disposition sur l’environnement numérique de travail.
En parallèle, forts de notre expérience de l’utilisation des Smartphones et tablettes pour le traitement du son, nous souhaitons mobiliser les élèves dans la création d’un projet musical à partir de la chanson Une lettre oubliée de Juliette Noureddine : le sujet est une lettre de poilu retrouvée et dont la destinataire ne peut se souvenir de l’auteur. Ainsi, en rapport aux 2 personnages vocalement distincts – le soldat et la destinataire – une partie sera enregistrée par les élèves (le poilu) de manière individuelle hors temps de classe grâce aux outils Smartphones et tablettes ; l’autre partie (la lectrice) sera interprétée de manière collective et enregistrée en classe. L’ensemble sera monté et finalisé en respectant les choix d’interprétation définis préalablement par les élèves eux-mêmes. Ainsi ils s’approprient l’œuvre, sujet d’une critique constructive. Les participations d’élèves seront mobilisées grâce aux systèmes de communication numériques (serveurs et Environnements Numériques de Travail). Ces derniers seront mobilisés sur un temps « en classe » et un temps « hors classe ».

 L’équipe :

Anne Isabelle Gheteme - IA-IPR

Vincent Louette - référent - IAN Collège Guy Mareschal 80000 AMIENS

François Degroote - PFA - Collège Jean Rostand 02400 CHATEAU THIERRY

Cyrille Gourlet, CTICE 60, collège Gaetan Denain Compiègne

Sandrine Leclet, CTICE 02, collège Villers Cotterêts

Samuel Lachaud Collège Françoise Sagan 60540 BORNEL

Claire Ducrocq Lycée Madeleine Michelis 80000 AMIENS

 Notre démarche :

Deux axes de travail structurent notre démarche :

  • l’utilisation dune capsule video pour entrer dans l’activité d’écoute
  • la construction du projet musical grâce à l’utilisation des outils nomades
    Une œuvre de référence, à priori plutôt difficile à écouter pour un élève de troisième, a été choisie pour cette séquence : Un Survivant de Varsovie d’Arnold Schoenberg. L’interrogation porte sur l’intérêt de la mobilisation de l’élève en situation d’écoute autonome.
    Concernant le second axe de travail dans cette séquence, l’utilisation du matériel nomade (smartphones et/ou tablettes) dans la conception du projet musical, nous nous interrogeons sur la mobilisation des outils et l’intérêt qui en découle pour une création associée à la pratique vocale.

  La mise en œuvre et expérimentation :

Une certaine liberté est laissée aux membres du groupe, au regard de l’hétérogénéité des contextes d’enseignement (hétérogénéité tant matérielle que socio-culturelle). Sont privilégiés l’œuvre de référence « Un survivant de Varsovie » et un projet musical participatif ; un collègue choisira de ne pas traiter la Lettre oubliée de Juliette Noureddine, réservé sur la difficulté mélodique et la longueur. Nous choisissons d’utiliser l’outil Padlet pour échanger entre membres du groupe, cet outil sera également utilisé par les élèves tout en mobilisant autant que faire se peut les possibilités offertes par les Environnements Numériques de Travail.
a) Pour l’écoute autonome en « classe inversée »
Dans un collège, un collègue a simplement donné un lien vers une video « You Tube » (d’une version de l’œuvre de référence), associé à trois questionnaires progressifs en ligne - sur Zequestionnaire.com – sur trois semaines. Le travail se déroule sur un temps « hors classe ».
Dans un second établissement, le travail se déroule également sur un temps « hors classe ». Des documents sont mis à disposition des élèves sur un Padlet dont le lien est disponible sur l’ENT. La restitution se fait via un questionnaire « googleforms ». 100% des élèves ont répondu.
Dans un autre établissement, Le travail a lieu en ateliers en classe, sur des tablettes Ipads. Le contexte socio-culturel de l’établissement est tel qu’environ 2/3 des élèves ont un accès numérique hors établissement (situation particulière identifiée lors de la mise en place précédemment d’autres dispositifs de travail « hors classe »). Il était nécessaire pour ce travail en particulier que tous les élèves aient pu valider l’écoute avant le travail en classe ; c’est pourquoi le dispositif de « classe inversée » a été associé à une considération particulière de l’espace classe. Pendant qu’une partie de la classe travaille le Projet Musical, l’autre partie, en autonomie, accède à un Padlet (toujours via l’ENT), qui propose des ressources et une capsule video ludifiée de consignes engageant l’élève dans une « mission » ; ce dernier valide son écoute par un questionnaire « Googleforms ».
b) Pour le projet musical
Dans le premier établissement le collègue a choisi de travailler sur « Nuit et brouillard » de Jean Ferrat, une partie (identifiée « refrain ») sera interprétée et enregistrée en classe. L’enregistrement de l’accompagnement piano est à disposition des élèves sur un Padlet qui après avoir choisi une phrase en accord avec l’enseignant, doivent enregistrer cette dernière et l’y déposer. L’outil d’enregistrement est au choix de l’élève (tablette, ordinateur, smartphone …). Une contrainte de format .wave est posée. Dans un second temps les élèves mobilisent les enregistrements déposés sur le padlet (1 par classe) pour le montage final en salle multimédia grâce au logiciel Kristal Audio Engine.
Dans le second établissement, le projet musical sera « Une lettre oubliée » de Juliette Noureddine. Trois temps sont définis : la découverte en classe et le travail de la partie chantée (paroles de la destinataire), puis l’enregistrement « hors classe » de la lettre du poilu (outil au choix) envoyé par mail en mp3, et enfin le montage final en salle multimédia sur le logiciel Music Maker.
Dans le troisième cas la « lettre oubliée » est également choisie. Des élèves travaillent les parties chantées en ateliers pendant que d’autres s’exercent à l’enregistrement de la lettre de poilu sur l’application Garage Band. Ces derniers travaillent par groupes de 2 élèves en autonomie avec un tutoriel ; Ils doivent impérativement partager leur production à l’issue du travail (sur la chaine You Tube de la discipline – chaine privée). Il était prévu à l’origine d’utiliser ces productions pour le montage final du projet musical, mais les ateliers étant en classe, le niveau sonore engendrait une qualité audio qui ne permettait pas cette finalisation. Les élèves utiliseront Audacity pour un montage en salle multimédia. 

 retour critique :

1. Plus-values pédagogiques

L’entrée dans la séquence de manière ludique a permis l’adhésion immédiate et massive des élèves au projet. En aurait il été de même avec une écoute non préparée de « Wochenende » ou de la « Ville » ?
Le travail sur l’identité a eu un réel impact sur les élèves, notamment dans l’activité « Qui est Qui » et sur le Padlet « mon identité musicale » où les élèves ont eu des choix dans un premier temps sur lesquels ils sont revenus … après réflexion au sujet de « l’image » ainsi affichée de leur personnalité. Par prolongement, nous avons évoqué l’image publiée sur les réseaux sociaux et la « trace » numérique ainsi laissée.
Dans le projet musical, les élèves se sont impliqués dans les choix d’interprétation, en débattant de l’identité de leur production (l’image d’une classe par rapport à une autre…).
L’écoute autonome, sur un temps « hors classe » ou « en classe », reste un atout majeur et tout à fait essentiel. Les conditions étant personnalisées (et inégalables en classe entière), l’élève écoute autant de fois que de besoin ; le guide que constitue le questionnaire permet d’orienter et d’optimiser cette écoute. Chaque élève prend le temps nécessaire qui correspond à un rythme qui lui est propre. C’est L’OUTIL de prise en compte de l’hétérogénéité du groupe dans l’activité d’écoute.
En ce qui concerne la pratique, les élèves sont tous à l’origine d’une production (individuelle parlée et collective chantée). Le niveau de « droit à l’erreur » induit par l’enregistrement individualisé n’est pas envisageable dans une activité collective.
Un intérêt supplémentaire et non envisagé initialement, est apparu lors du montage final du projet musical : les élèves, certes motivés par l’utilisation des outils, préfèrent une version acoustique plutôt qu’une version numérique « figée ». Sans dénigrer cette dernière, plusieurs demandes sont nées pour une dernière interprétation acoustique, incroyablement enrichie des manipulations des divers éléments enregistrés et montés en salle multimédia.
L’acquisition de compétences disciplinaires est associée à une mise en œuvre adaptée qui prend en compte l’hétérogénéité des contextes d’accès numériques : la principale difficulté n’est pas la mise en œuvre des situations en elles-mêmes mais plutôt d’envisager la proposition qui va permettre à chacun d’entrer dans les apprentissages (dans la classe hors temps de cours, au CDI, en vie scolaire, avec des délais adaptés, une « hot line » par mail réactive, plusieurs formats de lecture, coopération, etc …).
Les stratégies mises en place permettent différentes pistes d’évaluation. Les formulaires en ligne, même s’ils peuvent entrer dans le cadre d’une évaluation sommative, sont essentiellement dans cette séquence dans une démarche formative. La diversité des pratiques des élèves et des équipements doit impérativement être prise en compte, notamment dans l’utilisation du BYOD ; L’enseignant doit proposer des situations alternatives, essentiellement en terme d’accès.
Sur le projet musical, l’investissement de tous les élèves est évaluable, par l’envoi ou le partage des productions. Certes la démarche est chronophage pour l’enseignant, mais l’appréciation d’acquisition d’une compétence précise est particulièrement fine.

La possibilité d’acquisition de compétences relatives au second domaine du Socle Commun est très importante.
Tout d’abord dans l’organisation du travail personnel inhérente à la démarche de classe inversée : planification des tâches, anticipation, gestion des problèmes rencontrés, …
Bien sûr dans la coopération et la réalisation de projets : que ce soit lors des temps consacrés au montage en salle multimédia ou dans le travail en ateliers, seuls ou en binômes (échanges dans l’intérêt du travail demandé).
Evidemment dans la mobilisation des outils numériques, la gestion des supports multiples (texte, son, video …) et l’utilisation d’espaces collaboratifs (Padlet).
L’éducation aux Médias et à l’Internet est inhérente à nos travaux. Les communications à distance sont particulièrement mobilisées par les élèves (mails). L’usage de l’outil Padlet et de publications par les élèves, notamment en terme de partage, est source de discussions. Tout comme le partage sur You tube et la découverte du paramétrage possible sécurisant l’accès…
L’ensemble des usages passe, autant que possible, par l’usage des ENT, (messagerie, groupes de travail, …)
La stratégie de la classe inversée permet un gain précieux de temps sur les activités menées en classe. La qualité du travail est optimisée.
Cela permet aussi de repenser l’utilisation de « l’espace classe » : le travail en autonomie, en « ateliers » en classe, est une perspective très intéressante dans nos pratiques, mais aussi plus largement (en terme notamment de la prise d’initiatives et de la responsabilisation, domaines dans lesquels l’évolution est marquante).
L’expérience des membres de l’équipe en terme de classe inversée est variée. Pour les néophytes la mise en place de ce dispositif d’apprentissage inhabituel interpelle les élèves et est une source de motivation supplémentaire. Pour les collègues plus aguerris à ce type de stratégie pédagogique la relation avec les élèves s’inscrit dans une continuité d’investissement dans des pratiques diversifiées ; l’utilisation de capsules videos ludifiées pour les consignes est un outil de mobilisation des élèves. Le choix notamment de l’œuvre de référence Un survivant de Varsovie était bien un défi : permettre aux élèves d’entrer dans les apprentissages à travers un sujet « difficile » sans les décourager. La posture d’enseignant dans une activité magistrale autour de cette œuvre est indéniablement différente.

2. Bénéfices pour l’équipe Traam

Même s’ils s’y intéressaient de près, certains collègues ont découvert la pratique concrète de la classe inversée. Le temps de formalisation lié au cadre TraAM (réunions, retours précis, etc …) permet une analyse de pratique certaine et un regard a postériori qui fait évoluer l’ensemble des pratiques. Oui nous referons ce type de travail, non pas de la même façon (gestion de partage mail, temps passé sur certains points, interrogations levées ou créées, etc …). Le travail en équipe permet de mutualiser les expériences et d’anticiper certaines difficultés. Une dynamique permet d’avancer et de contribuer à l’évolution des pratiques très enrichissantes tant du point de vue de l’enseignant que du point de vue de l’élève, évolution partagée dans le cadre du dispositif académique de formation.

3. Bénéfices de la mutualisation académique

En ce qui concerne notre collaboration, cela a permis de considérer une même optique pédagogique avec des outils et des situations différentes, notamment pour la séquence proposée par l’académie de Créteil, l’utilisation du livre interactif par les élèves (présenté en version e-book par les collègues) et l’usage des guides de la Philharmonie de Paris. D’un point de vue plus précis cela a permis de résoudre certains point techniques comme par exemple le partage d’un projet Garage Band via Youtube.

4. Les difficultés rencontrées

La politique de l’équipe laisse une grande liberté dans l’application du projet : chacun compose selon le contexte local. Ainsi nous n’avons rencontré que peu de difficultés matérielles.
En ce qui concerne l’usage du BYOD, la grande diversité des matériels des élèves pose parfois problème (marques, modèles, applications, configurations … tous différents !!!) ; le rôle alors de l’enseignant est de proposer toujours des solutions alternatives (ce qui permet de juger de la capacité de l’élève à s’adapter à une situation).
Concernant les tablettes, une fois passés tous les impératifs d’installation d’application, de connexion au réseau (autorisations fluctuantes sur N° IP flottant …) et de mises à jour diverses et variées, l’outil est très fiable (Ipads).
Une difficulté est apparue dans l’enregistrement individuel du passage parlé de la chanson et son partage : les conditions matérielles ne permettent pas d’isoler les élèves afin d’obtenir une qualité suffisante pour le montage final ; Par contre le partage en ligne de ces productions reste un atout majeur pour l’évaluation.

C’est lors de démarches formalisées que sont mises en exergue toutes les interruptions diverses et variées liées aux activités inhérentes à un élève de 3° (Intervention CESC sur l’estime de soi, brevet blanc, stage en entreprise, voyages scolaires, absence de l’enseignant, etc …), qui ont pour effet de retarder l’avancement des expérimentations avec des niveaux de réalisation très divers lors de nos réunions … mais chacun a pu finaliser le projet.

  conclusion :

Sur le groupe de travail académique, trois situations claires et différentes sont proposées, afin de répondre à la question des conditions de l’écoute autonome et l’intérêt qui en découle, ainsi que la mobilisation des élèves sur un projet musical participatif avec une part de production autonome.
L’écoute autonome se révèle être un outil que nous considérons unanimement comme essentiel dans nos pratiques : l’acquisition des objectifs est optimisée (grâce aux conditions créées) du temps et de la disponibilité de l’enseignant sont dégagés, nous pouvons aller plus loin dans les apprentissages.
Concernant le projet musical « participatif », il reste un élément de motivation évident pour la classe. Est apparue la potentialité (non envisagée initialement …) d’une évaluation particulièrement fine, proprement impossible à ce niveau dans un contexte « traditionnel », due au partage en ligne.
La difficulté et la compétence essentielle reste pour l’enseignant d’organiser l’accès numérique pour le plus grand nombre d’élèves : il est impératif de proposer plusieurs solutions matérielles et temporelles adaptées au regard des exigences posées et des contextes tous particuliers.
Ces travaux nous ont permis d’envisager de nouvelles perspectives pédagogiques, mobilisant de manière plus fine encore les outils numériques, notamment dans l’organisation (temporelle et matérielle) de nos enseignements au service des apprentissages (disciplinaires, interdisciplinaires, transdisciplinaires, …) pour une implication optimisée des élèves.

les annexes
en suivant le lien :

  • La fiche cadre expérimentation
    (Le point de départ des nos expérimentations)
  • Des exemples de support d’écoute
    ex1_support écoute_SL
    ex2_support écoute_VL
    fiche élève survivant
    Une capsule vidéo de consignes pour l’écoute
  • Un dossier de photos d’élèves en situation
    En autonomie sur les tablettes (app Garage Band)
    En situation d’apprentissage du projet musical (en atelier)
  • Un dossier d’exemples de productions d’élèves
    Extraits lus
    Extraits chantés
    Extraits de montages
    Des versions instrumentales proposées pour les élèves
  • Un tutoriel pour l’activité sur Garage Band

la version PDF :

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 Le projet 2014-2015

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 le projet 2013-2014

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Mise à jour : 11 juin 2016